Boulangers et glaciers se «pacsent» pour un meilleur avenir

À l'heure du regroupement des branches professionnelles décidé par les pouvoirs publics dans le cadre de la loi El Khomri, la Confédération nationale de la boulangerie et boulangerie-pâtisserie française (CNBBPF) et celle des Glaciers de France (CNGF) ont décidé de se rapprocher en ratifiant, samedi à Tarbes, un protocole d'accord visant à offrir un meilleur service et avenir à leurs adhérents.

Pas moins de 32 500 entreprises et 131 000 salariés sont concernés par ce «pacs».

«La proximité de nos activités, la similitude de taille et des problématiques auxquelles sont confrontées nos entreprises, les valeurs qui nous animent et le contexte de regroupement des branches… Tout nous pousse à cheminer, à travailler ensemble», analysent Jean-Pierre Crouzet, le président des boulangers, et Élie Cazaussus celui des glaciers.

Deux présidents qui partagent aussi «la joie d'être Tarbais». C'est donc tout naturellement qu'ils ont invité Gérard Trémège, le maire de Tarbes, a être le témoin de la ratification de ce protocole d'accord qui débouchera dans les semaines qui viennent sur l'installation d'une commission paritaire en charge d'étudier «toute question relative à leurs métiers».

Gérard Trémège, qui fut durant plusieurs mandats président de la Chambre de commerce et d'industrie des Hautes-Pyrénées, mais aussi de l'Assemblée Française des Chambres de Commerce et d'Industrie, se félicite de cette initiative. «Ce genre de rapprochement, et nous vivons là une première, est bénéfique pour l'avenir des entreprises et, donc, pour l'économie des territoires», considère l'élu, heureux que cette démarche, «qui devrait en inciter d'autres à en faire autant, se fasse dans la ville qu'il administre». Les deux fédérations travaillent aussi à la mise en place d'une filière courte commune «d'approvisionnement en produits locaux et de qualité».

Élie Cazaussus a déjà engagé une action similaire avec les laitiers des Hautes-Pyrénées.

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